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mardi 9 août 2011

Adieu Vancouver !

Me voilà maintenant dans le fameux Greyhound bus. Crevé, vanné, mais les jambes qui me démangent quand même ! On ne récupère pas comme ça dans si long voyage !

24h de bus à travers le Montana, l'Idaho et l'état de Washington

Dans le bus, je rencontre toute sorte de personnes : un ancien démineur, une fugueuse de 15 ans, un russe paumé de 65 ans, 2 voyageuses allemandes de 19 ans, un américain fan de la théorie du complot, un mère catholique stripteaseuse ... rien que ça !

Le soleil se couche dans le Greyhound Bus

Arrivé au petit matin à Seattle

Je m'arrête à Seattle, où je connais Pedro, avec qui j'ai notamment fais 2 ans d'espagnol à l'INSA. Pedro, c'est le type qui a la patate, qui est motivé, qui n'a pas peur, et qui en plus est Marseillais. Moi qui voulait profiter de Seattle, je suis un peu passé à côté. Encore crevé d'une part du voyage, mon vélo s'est perdu d'autre part dans la correspondance, et n'arrivera qu'un jour et demi après. Cela ne nous empêche pas de bien discuter et de sortir prendre un verre.

Un petit tour au bar avec Pedro, ses collocs et des amis

Victoire, j'ai récupéré mon vélo (1,5 jours après être arrivé !)

Puis vendredi soir, lui, ses collocs et moi prenons tous ensemble la route pour Vancouver, où ils ont décidé de passer le week-end. Pour moi, c'est le retour à la maison ! Ils me déposent chez Alex et Maud, deux très bons amis, qui se sont mariés en juin.

Le lendemain, avec Florent et Alex, nous décidons d'aller faire un tour sur Grouse Mountain, l'une des montagnes qui culmine Vancouver. Nous mettons 1h02' pour les 852m de dénivelé du Grind, et nous arrivons en haut à temps pour profiter d'un divertissant spectacle de bûcherons.

Tout d'abord, il faut savoir couper à la hache

Mais il faut aussi savoir lancer sa hache !

Enfin, il faut être capable de grimper le long d'un tronc !

L'équipe, avec en toile de fond les télésièges et Vancouver !

Après ce sympathique bol d'air, nous nous retrouvons à English Bay pour le dernier feux d'artifice d'une compétition internationale. C'est surtout l'occasion de retrouver toute la bande de copain autour d'un bon barbecue ! J'ai beaucoup entendu parler de Vancouver l'été, presque trop, mais quand on passe des journées comme celle-ci, on se rend compte que c'est vraiment valable !

English Bay pleine de bateau pour le dernier feu d'artifice !

Le charme incomparable de Vancouver un doux soir d'été

Dimanche, j'organise ma farewell party, mon pot de départ. Je ne lésine pas sur les courses, et on fait comme d'habitude un énième barbecue. Mais je garde pour le dessert les éternelles bananes au chocolat et les chmore's, une spécialité américano-canadienne, qui consiste à faire un sandwich avec un chamallow, un carré de chocolat et deux petits beurres : une tuerie ! Deux potes, Ben et Léo, me font part de projet à vélo dans lesquels ils veulent se lancer. Je conseille à Ben un Vancouver - Jasper - Banff en 2 semaines, et je laisserai mon vélo à Léo, qui veut descendre à San Francisco. Aujourd'hui (début octobre) je sais que Ben a réussi et s'est bien fait plaisir tandis que Léo, partit il y a 4 jours, galère un peu avec le temps !

En tout cas quel honneur de voir que j'ai fait des émules ! Les gens rentrent au fur et à mesure, et je sens qu'une page commence à se tourner. En tout cas quel bonheur d'avoir pu tous les revoir une dernière fois !

Un dernier barbecue pour mon départ !

Lundi matin, alors que mon avion part le soir même, je décide compte-tenu de ma forme du moment, de faire un bon temps au Grouse Grind.


Le Grouse Grind (852m de D+) en 38'40'' qui dit mieux ?

Après cette course, je file manger avec mes anciens collègues de travail. Je suis content de les revoir et de leur montrer les photos de mon trip. Je déconne une dernière fois avec Julian, et je file chez Alex et Maud faire mes sacs. Maud m'accompagne à l'aéroport, c'est super sympa de sa part !

Adieu Vancouver, mais je reviendrais !

De l'avion, je vois le soleil se coucher sur Vancouver Island et le Pacifique, et les montagnes me narguent en dépassant des nuages. Outdoor, potes, boulot, j'ai passé des moments inoubliables ici, et j'envisage sérieusement de m'y revenir m'y installer pour un petit moment !

 Et pour finir, la vidéo nostalgie !

vendredi 17 juin 2011

C'est parti (enfin presque) !

Me voila (presque) parti (ben oui, sinon je ne serais pas sur un ordi pour ce dernier article !)

Quand il faut y aller ...

mardi 14 juin 2011

Derniers jours ...

Voici en avance-rapide les cliches de ces derniers jours a Vancouver ! en attendant que la plume se glisse entre elles pour vous mettre dans l'ambiance de chacune d'entre elles.

Un vrai enterrement de vie de garcon, dans le Skytrain et sur Granville St. !

La belle equipe

Ca prend forme

Farewell party avec les amis au bord de la plage

Competition de Dragon Boat devant le Science Museum : ca rame !

On va bien profiter une derniere fois du jaccuzi, non ?

La journee rando ... deplace au bord de la plage !

Le Dernier Repas

mardi 31 mai 2011

Comme un poisson dans l'eau !

Ce samedi on aurait du aller faire du kayak avec Léo et d'autres amis, mais mauvais temps oblige, on a décalé ça à plus tard. Comme nos envies d'outdoor sont toujours aussi présentes, on décide de passer la journée sur Bowen Island. Au programme : monter au sommet de l'île, le Mont Gardner qui culmine à 730 mètres et passer voir Julian, mon collègue danois qui a déménagé de l'autre côté de l'île, avec pour mission de tester son jacuzzi. Je voulais d'abord aller au terminal du ferry à vélo, mais la pendaison de crémaillère la veille d'amis français, Anne-Cécile et Julien, m'a fait aller au lit plus tard que prévu. D'autant que je discute aventure avec Jean-Philippe et Fix, deux Belges déjà rencontrés auparavant. Un tour du monde à vélo et une descente de rivière québécoise en canoë d'un mois à l'actif du second font la base de notre conversation, ou plutôt d'un récit de voyage, qui fait s'illuminer les yeux de l'auditoire (Jean-Philippe et moi).

Donc j'arrive tout juste au bus à temps, et avec Léo, on prend la direction d'Horseshoes Bay, le terminal du ferry. Le temps est couvert, mais pas de pluie pour le moment. Comme à Buntzen Lake, nous utilisons un appareil photo pour mémoriser la carte de notre randonnée. On fait le tour d'un petit lac avant d'attaquer "l'ascension". Des repères temporels nous indiquent la catégorie à laquelle nous appartenons, passant de "Fous" à "Revenez l'année prochaine" en passant par "Courageux" et "Demi-dieu" par tranche de 20 minutes. On attaque la montée comme il faut, mais on s'arrête avant d'arriver en haut, ayant trouvé un magnifique endroit pour déguster notre pique-nique,, avec une vue sur la Sunshine Coast qui ferait pâlir d'envie un Norvégien devant son fjord. En arrivant en haut, notre temps de montée nous fait rentrer dans la catégorie "Courageux". On fera mieux la prochaine fois ! En descendant, un petit coin d'herbe sur un grand rocher et un rayon de soleil nous oblige à faire une petite sieste. Mais l'appel du jacuzzi est le plus fort et la sieste ne dure pas plus de 30 minutes, "courageux" que nous sommes.

Après avoir aperçu deux chevreuils sur route et projeté une futur vie dans toutes les maisons de l'île, nous arrivons enfin chez Julian. Et là, c'est presque trop beau pour être vrai : sa maison est en haut d'une falaise d'une cinquantaine de mètres qui donne sur la mer, avec une terrasse au soleil. Léo n'en revient pas, et je cache mon étonnement. Julian, qui était en train de faire une sieste au soleil (c'est la mode sur Bowen Island) nous accueille en peignoir. On discute sur des chaises longues, et on décide de passer à l'action. Une fois la protection enlevée et les bulles lancées, nous découvrons un rêve à l'état pur. La vue est époustouflante, et l'eau est bien chaude. Les bulles nous chahutent, alors on les éteint pour mieux profiter du silence. Et fatalement, nous ne pouvons nous empêcher de réaliser quelques clichés, touristes que nous sommes.

Pas facile la vie sur Bowen Island !

Et puis le temps passe et il nous faut retourner à notre chère Vancouver. Julian nous garantit qu'une voiture sur six minimum nous prendra en stop, mais ce n'est que la dixième qui nous avancera jusqu'au ferry. Pas de chance, le ferry de 7h30 ne circule pas le samedi ... on passe donc une heure au bar du coin, en tuant le temps. Mais la journée ne s'arrête pas pour moi, une grosse soirée est prévue chez Janice : le genre de grosse soirée, avec carrément une bande-annonce ! J'y vais sous une pluie battante, mets 20 minutes à retrouver la maison alors que j'y suis passé la veille mais arrive finalement. La maison est pleine à craquer, des lumières partout et la cave aménagée en dance-floor. Naturellement je danse jusqu'à 4h du mat'... et rentre, épuisé pour le coup ! Et mon dimanche y est passé, il n'a pas pu faire le poids.


En rentrant de San Francisco, une semaine plus tard, je me souviens que j'avais pris une initiation à la plongée sur Groupon.com, un site d'achat collectif, qui divise le prix par deux ! Me voilà donc mardi soir dans un bus en direction du Sud de Surrey, une banlieue de Vancouver à 1h de chez moi. Un rapide cours théorique d'une demi-heure, et nous prenons la direction de la piscine du coin. Alors que les Canucks jouent le match décisif contre les Sharks (on ne le saura qu'après), on fait connaissance avec notre matériel. J'avoue qu'après une journée de boulot, je ne retiens pas les noms en anglais, mais au moins je comprends à peu près comment ça marche.

"Tout va bien !"

Dans ma precipitation de depart, je n'aurais helas pas le temps de decrire le week-end kayak passe a Deep Cove avec Isabelle, Sophie, Matthias, Leo et Francois avec autant de details et d'annecdotes que j'aurais aime, mais les photos parleront d'elles meme, et comme vous pourrez le constater, je me suis lance dans la video !
Quand je serais grand, j'irais au travail en bateau !

Que c'est grand !

Un ciel bleu, une Cariboo, que demander de plus ?

Enfin arrivé au camping !

Même Décathlon ne fait pas aussi bien !

Au menu ce midi : nouilles chinoises

La pompe ne sert pas qu'à vider son kayak ... mais aussi à remplir celui des autres

 Un petit montage pour résumer le tout !

 Les quelques mots cles ci-dessous, ébauches de mon futur ex-recit, vous permettront de vous construire vous meme le week-end que j'ai passe !
  • repas
  • bataille
  • camping
  • capsize
  • repas 
  • veillée
  • windy
  • bon amis
  • capsize
  • heureux !

lundi 9 mai 2011

Ça raquette !

Comme c'est bientôt la fin de l'hiver (enfin le début du printemps), il faut profiter de la neige qui ne va pas tarder à s'en aller. Alors on passe par son magasin préféré, on sort une carte de son sac, on se trouve une bande de potes motivés et une ou deux voitures, et qu'importe la météo, on se lance !

Je ne l'avais pas encore dit, mais ma cousine Catherine est à Vancouver ! C'est dingue de se retrouver ici ! Je me rends compte aussi que c'est la première personne connue que je rencontre ici depuis 5 mois. Elle nous accompagne pour cette sortie au Garibaldi Lake. Le matin, je passe à Budget, le loueur de voiture, qui me convint de prendre un 4x4 pour faciliter la tâche sur la neige. Les barres de toit sont à moitié démontées, et je suis donc upgradé. Je me retrouve donc au volant d'un SUV Ford au milieu de Vancouver. Gros confort, tout électrique, c'est le luxe. Après 1h30 de route, j'arrive sur la neige ... et me rends compte que ce beau SUV n'est pas 4x4 ! Grosse désillusion ! Mais cela ne nous empêche pas d'attaquer la rando, sous une petite pluie qui se transforme en brouillard, qui laisse à son tour percer un timide rayon de soleil. 


De la neige sur le Mt Prince !

Tout en haut, c'est de la neige qui nous oblige à faire demi-tour, à 1km du lac ! Mais l'après-midi est déjà bien entamé, et les organismes ont souffert ! C'est donc sans avoir vu le lac que nous redescendons. Une petite photo s'impose avant de reprendre les voitures et de rentrer sur Vancouver. Le soleil couchant sur Vancouver nous pousse à monter au point de vue de la route de Cypress, et nous dévoile une magnifique vue sur la ville. C'est complètement crevé que je me couche à ... 9 heures !



On finit sous un beau soleil !

Photo de famille

Le lendemain, je me lève tôt pour participer à un cours de voile au club de Granville Island. Hélas, je suis toujours aussi fatigué des activités de ces derniers jours, et je ne profite pas à fond du vent qui souffle sur English Bay et du soleil qui est de la partie ! Sur 10 lancers de spi, seuls 2 sont couronnés de succès ... Mais ils en valent le coup !

La semaine d'après, épuisé par l'expérience de mon précédent week-end, je passe le week-end chez moi, à regarder des films : Exit through the gift shop (un documentaire sur le street art), Inside Job (un excellent documentaire sur la crise financière), et puis fatalement j'ai accroché une série au passage, j'ai nommé The Office. Un manager qui donne l'exemple, ne met pas ses sentiments en avant, n'a aucun problème de discrimination, et n'a surtout pas besoin d'être aimé !

Michael Scott, un modèle à (NE PAS) suivre !

Heureusement, je suis quand même sorti faire un tennis, et ça m'a fait du bien ! Même si j'avais mal partout après à force de taper dans tous les sens.

Mardi, c'est le game #7 des Canucks contre leur bête noire : les Blackhawks de Chicago, vainqueur de la dernière Stanley Cup ! Après avoir mené 3 rencontres à 0, les Canucks se font remontés à 3-3, avec une défaite 7-2. Ca sent vraiment très mauvais. Dans le dernier match, ils mènent 1-0 jusqu'à 2 minutes de la fin, et là, Chicago égalise ... overtime et but en or ! Tout le monde est tenu en haleine jusqu'à ce que la délivrance arrive ! Alex Burrows récupère le palet à la main (et oui c'est autorisé), le dépose à ses pieds et se lance seul devant le gardien de Chicago ...


Le démon est exorcisé !

Le week-end d'après, qu'est-ce que j'ai bien pu faire ? ben oui, des raquettes ! Bon ok, ce sera la dernière fois ! J'y vais avec Oliver, un Belge, et Léo (avec qui j'étais allé faire du ski de rando). Léo était déjà venu, mais avait du faire demi-tour, faute d'équipement adéquat, raquettes notamment. Cette fois-ci c'est parti, et ça attaque sec ... enfin après s'être trompé de chemin et avoir perdu une petite heure. On chausse les raquettes dans une neige lourde, profonde et collante. Attention de ne pas déraper dans les trous sous les arbres où la neige n'a pu s'agglomérer.

On arrive à une rivière, et on a le choix de la traverser sur un rondin, ou de la sauter. Tenté par le saut, je me lance ... et je réussis ! Au retour, Léo me suit et nous la sautons finalement 3 fois chacun. Sur l'un des sauts, je manque de finir à l'eau, mais elle n'est pas très profonde et je m'aide de mes bâtons pour m'en sortir.

Un magnifique saut !

Le planté du bâton

Dernière photo dans la neige pour cette saison

Voilà, je crois que la saison hivernale peut se terminer, et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'aurais raquetté !

lundi 11 avril 2011

Métro, bateau, ski de rando

Depuis quelques jours, j'essaie de trouver des rimes en -o pour un bon titre, et au final il y a de quoi faire, et en plus ça correspond bien à Vancouver. Voici les résultats du tirage : métro, boulot, dodo (classique), mais aussi vélo, bateau, (ski de) rando, pédalo (bon faut pas exagérer).

Bon, je vous laisse deviner l'origine du projet, ça commence par Meet... et ça finit par ...up. Le rendez-vous annulé il y a 2 semaines, et finalement remis à l'ordre du jour par son créateur. Avec Léo, qui est venu au match des Canucks, Breton d'origine (Rennes et St Malo, ça ne rigole pas !), kayakiste émérite, et randonneur des chemins de St Jaques de Compostelle, on décide de s'y inscrire. Pour ne pas changer, je passe le jeudi soir à MEC louer le combo ski de rando + matériel d'avalanche. Je me retrouve donc avec des skis, des chaussures de ski de rando (réglables pour permettre la marche), des peaux de phoques (c'est du synthétiques ne vous inquiétez pas), des bâtons, une sonde, une pelle à neige et un ARVA dans les rues de Vancouver.

Vendredi, je me remets aux fourneaux pour une tartiflette (mais on change des fois ?), et préparer tout le matériel dans ma chambre. Et l'air de rien, il y a de quoi faire ! Les plus observateurs auront remarqué le paquet de Prince au dessus des gants, à gauche des chaussures, directement importés de France !

Le ski de rando, c'est avant tout beaucoup de matos

Samedi matin, c'est le triathlon qui commence. J'attaque par le métro, le sac sur le dos, les chaussures et les skis sur les épaules. C'est dans cette tenue que j'arrive à Burrard Station, le quartier financier avec les grattes-ciels des banques comme TD (Toronto Dominion), BMO (Banque of Montréal), Scotiabank, RBC (Royal Bank of Canada) ... Je retrouve Léo, et Lee puis Lee, un anglais d'origine Bretonne ! Il a étudié à Bristol puis à Southampton, on devine rapidement l'architecte naval ! Il est arrivé au début de l'hiver à Vancouver, et il a soif d'outdoor. Son dernier achat, un 4x4 d'occasion, un Ford Explorer, pour 2000$. Un moyen de frimer la semaine ? Non, c'est juste pour les randonnées du week-end ! On retrouve 3 autres personnes à North Vancouver, et c'est parti pour Horseshoe Bay d'où part le ferry pour Gibsons et la Sunshine Coast. Le week-end commence bien. Après 40 minutes sur l'eau, on reprend la voiture et hors de la route principale, le 4x4 prend toute son importance. Lee maîtrise parfaitement la conduite sur neige, et nous économise une bonne partie de l'approche, et derrière le 4x4 de location suit tout aussi bien.

Et voilà, on chausse, on met les peaux sous les skis, on chausse le sac et c'est parti ! Mes chaussures sont un peu étroites, mais je me débrouille, et il faut prendre le geste. Autant il faut lever le pied et les genoux en raquettes, autant en ski il faut tout faire glisser : lever le ski serait une perte d'énergie inutile. Même dans la poudreuse, la spatule prend et ça glisse tout seul. Je suis impressionné par l'efficacité de la peau de phoque, pas moyen de reculer ! Comme en raquette, il faut jouer avec les cales pour les talons, afin de compenser la pente.

Faire sa trace, quel bonheur !

Nous avons raté le sentier, et nous descendons donc à travers une portion de forêt pour rejoindre un lac gelé. Première descente, et première gamelle, c'est raide ! Et avec un sac chargé sur le dos, pas facile de prendre les virages. La sangle au niveau de la poitrine à toute son utilité dans ce périlleux exercice. La traversée du lac à quelque chose de magique en ce mois d'avril. Tout est blanc et plat, et l'on sait qu'une eau pas très chaude nous attend juste en dessous. Bon j'exagère, il n'y avait pratiquement pas de danger, mais la scène valait le coup !

Dans l'après-midi, on arrive au refuge, et l'on s'installe. J'en veux encore, le sentier étant surtout sous forme de traversée depuis le début, avec peu de dénivelé finalement. Avec Léo et Lee, on veut se rendre 400 mètre plus haut à un deuxième refuge (1500m d'altitude seulement !).

Toujours autant de neige !

On vide nos sacs, ne prenons que l'essentiel, et c'est parti. Le chemin est vierge mais se laisse deviner, et l'on se succède pour faire la trace. Après 2 heures (et oui, on débute ...), on arrive au deuxième refuge sous un ciel très nuageux.

Après l'effort, le réconfort : chacun son Prince™ ! 

De retour vers le premier refuge, on fixe nos chaussures et l'on profite enfin pleinement des bonheurs de la descente. Ce n'est qu'à mi-chemin que l'on retire nos peaux, qui nous ralentissent l'air de rien. Ca va plus vite, c'est sûr, mais une simple montée d'un mètre devient un vrai challenge. Il faut limite déchausser ! En tout cas, c'est méritée, et le slalom sur un chemin de rando a vraiment du bon !

Le lendemain, c'est sous une bonne neige que nous reprenons le chemin du parking. C'était plutôt plat à l'aller, c'est la même chose au retour. Une mauvaise lecture du GPS (ah la technologie), nous rallonge un peu le parcours, et l'on peut enfin se faire plaisir sur la dernière partie qui descend bien.

C'est sûr que c'est plus rapide que les raquettes !

La neige se transforme alors en pluie au niveau de la mer, et nous prenons un bon repas tous ensemble dans un restaurant sur la côte. Pour ma part, ce sera du saumon au sirop d'érable avec une bonne bière !

Un bon repas en bord de mer pour terminer l'aventure

Au final, une super initiation au ski de rando, que je continuerai, c'est sûr ! C'est un sport très abouti, qui ne demande pas beaucoup d'infrastructures, de bonnes cuisses, un peu de matériel et surtout qui offre une juste récompense, à la hauteur des efforts fournis !

dimanche 3 avril 2011

Un cycliste à la maison

Dimanche, après être rentré des raquettes, qui est-ce que je ne découvre pas chez moi ? Benoît ! Le voilà installé dans mon salon, quatre sacoches dans l'entrée. Je suis tellement sous le choc que j'oublie la moitié de mes affaires dans la voiture de location, et qu'il faudra 2 semaines à Alex pour me refaire passer mon portable, mon sac, une pelle à neige, des lunettes de ski, un fromage et j'en passe.

Autour d'une bonne soupe maison, je découvre Benoît, le vrai, l'unique, que je n'avais connu jusqu'ici qu'à travers son blog. J'avais d'abord dévoré ses récits, avant de soudain découvrir qu'il allait faire escale dans la capitale de Colombie-Britannique fin mars. Je lui avais donc tout naturellement proposé de s'arrêter dans mon futur chez moi. Benoît, c'est un Marseillais, sport études volley à l'INSA, plutôt grand, assez bronzé (même s'il dit que c'est le froid qui lui a foncé le teint) et pas frimeur pour deux sous.

Tiens, un autre vélo devant chez moi !
Lundi soir, comme le veut la tradition, on va au Army Legion. Le billard est gratuit, et c'est sur de la musique live que l'on enchaîne les parties. On commence à sympathiser avec des gars du coin, qui ont aussi fait de ce bar le rendez-vous du lundi. Nous on reste au pool, des tables de petites dimensions, où il faut rentrer toutes ses boules (pleines ou rayées) avant de rentrer la noire. Et l'une des règles, c'est d'annoncer son coup à l'avance. Si l'on ne réussit pas le coup annoncé, même si l'on rentre une de ses boules, c'est à l'adversaire de jouer. Ca oblige à bien réfléchir et ne rien laisser au hasard. Et puis il faut rester humble, parce qu'à côté, ça joue au snooker, et là c'est la catégorie au dessus. C'est presque du golf tellement la table est grande ! Et puis on ne paie pas pour avoir les boules, on paie pour la lumière !

 Je ne sais plus si c'était avec Benoît, mais outre les fléchettes, que j'avais pu pratiquer de longues heures dans l'atelier du local pionnier (scouts), en prétextant aller "chercher des vis", j'ai découvert le shuffle board. En gros, c'est un curling de bar, une patinoire de salon, un plancher ciré recouvert de sable de fin, et de près ça ressemble à ça.

Et ça glisse encore plus que le air hockey !

En parlant hockey, ça en a été la semaine ! Njiva, un copain avec qui j'étais allé skier me devait 20$, et il a eu la bonne idée de me rembourser en place pour les Giants, les juniors de Vancouver, qui jouent dans la même ligue (WHL) que les Blazers de Kamloops. Sous une bonne pluie, on s'est donc rendu au Pacific Coliseum, où la moitié des Français de Vancouver se retrouvaient. En effet, les places avaient été mises en vente sur Groupon, un site d'achat collectif qui cartonne à Vancouver. En rentrant, on a eu le droit à une petite serviette de 30cm sur 30cm aux couleurs des Giants. D'abord, j'ai cru que c'était pour se sécher des trombes d'eau qui nous sont tombées dessus, mais pas du tout, c'est pour le Towel Power. Le Towel Power, c'est le super combo des supporters de hockey. Quand tu vois Towel Power sur les écrans géants, tu réfléchis pas et tu fais tourner ta serviette en l'air. Comme ça ça donne de l'ambiance et ça déstabilise les adversaires. Mais on a eut beau faire tourner nos serviettes aussi vite qu'on a pu, les Giants se sont quand même pris 3-0 par Tri Cities, et le jeu était un peu brouillon.

Mais on a eu de la chance, on était du côté de Nancy et Jenny, qui nettoyaient la glace de toutes leur force, alors qu'en face ils avaient John et Terry.

Nancy et Jenny en pleine action !

Et puis on a pu voir les même dirigeables qu'à Kamloops, distribuer des tickets aux enfants groupés en masse à leur verticale. Par contre, c'était la première fois que je voyais de l'antropo-glacio-bowling, avec un bonus pour la boule qui s'agite pour faire tomber les quilles récalcitrantes.

Towel Power pour l'antropo-glacio-bowling
La principale mission de Benoît consistait à emballer son vélo pour prendre l'avion. Avec Alex, on avait pu attraper un carton, mais ce dernier n'était pas assez grand, Benoît a donc du repasser en trouver un plus grand. Armé de son opinel, il a fait du grand travail pour tout protéger.

Il ne faut déranger l'homme qui emballe son vélo
Je lui ai donné un petit coup de main en recopiant tant bien que mal des idéogrammes chinois censés représenter l'adresse de son futur hôte.

Le Chinois pour les Nuls
Mercredi soir, on s'est retrouvé dans un restaurant japonais pour l'anniversaire d'Olivier, un ami belge. On était 16 et on a pas hésité à déplacer les tables pour faire un grand carré. Dans une bonne ambiance, nous avons pu déguster entre autres des sushis, des rolls, des bières japonaises et du sake. J'ai pu revoir des classiques : "c'était nippons, ni mauvais" ou encore le trop célèbre "Tu veux manger chinois ou vietnamien..Non merde c'est quoi la connerie?" des Inconnus. Et puis on a même retrouvé un couple belge qu'on avait rencontré avec Alex aux Elfin Lakes, qui en a d'ailleurs profiter pour me rendre ma pelle à neige. A 10h, nos amis japonais avaient tout nettoyé et attendaient en blouson, alors qu'on était tous encore en train de discuter autour de la table. On est sorti et c'est la première fois que je vois les restaurateurs s'en aller avant les clients !

Pour samedi, j'ai réussi à attraper 3 places pour les Canucks sur Craigslist. C'est pas donné, et j'aurais peut-être du négocier, mais au moins je rentrerai une fois dans le temple du hockey qu'est la Rogers Arena, et que je croise tous les matins en allant travailler. Grosse ambiance, des jerseys partout, le grand show à l'américaine, et tout ce qu'il faut pour dépenser ses petits dollars. On est bien en avance et le match du soir oppose les Canucks de Vancouver, premiers de NHL avec dans leurs rangs les frères Sedin, deux frères jumeaux suédois, qui trustent les premières et quatrièmes places des meilleurs buteurs de la NHL (somme des goals et des assits) et Roberto Luongo, gardien de l'équipe du Canada pendant les Jeux Olympiques, contre les Oilers d'Edmonton, derniers de la ligue depuis 3 ans. Soit dit en passant, les derniers de la ligue sont les premiers à faire leur choix au draft l'année suivante. Le draft, c'est la sélection des nouveaux joueurs amateurs ou junior qui entrent chez les pros, et c'est réglementé, pour équilibrer les équipes. Pour informations, les Canucks, c'est les Canadiens, comme les Yankes sont les Américains et les Froggies les Français. Et les Oilers, c'est pas une révélation, l'Alberta, province de Calgary et Edmonton, est pleine à craquer de pétrole.

Donc on se retrouve en haut, derrière les buts, et c'est presque ambiance boîte de nuit, tellement la musique envoie du lourd et les lumières bougent dans tous les sens. A l'échauffement, ça bouge dans tous les sens, et les joueurs ont vraiment la maîtrise du palet : ils jonglent avec leurs crosses, le font passer entre les jambes, et le place juste sous la transversale.

On pourrait presque deviner qu'on joue à domicile
Après l'échauffement, les joueurs repassent au vestiaire. C'est toujours bizarre de voir les joueurs en vrai après avoir vu tous ces matchs à la télé, et ces maillots dans les rues. Kesler, Burrows, Bieska, Samuelson, Luongo, H. et D. Sedin sont des noms qui sonnent maintenant très familiers. Comme au début de chaque match, l'hymne Canadien est entonné et de belles images du Canada sont diffusées sur les écrans.

Le Temple du Hockey
Et ça y est c'est parti ! Ca glisse, ça passe, ça se bouscule, ça tire. Les parois de plexiglas ondulent de tout leur long sous les body checks répétés des joueurs. Un Canuck à même réussi un semblant de plaquage cathédrale en soulevant un Oiler sur son dos. Mais le President Trophy, qui récompense le leader de saison régulière, est déjà acquis aux Canucks qui plient finalement sous les assauts d'Edmonton.

On oublie pas de se taper dessus de temps en temps
Même si les combats sont plus rares car les arbitres interviennent plus rapidement après les nombreux traumatismes qu'ont subit des joueurs comme Sydney Crosby des Penguins de Pittsburgh (ultime buteur de la finale Canada-USA) ou Max Parcietty de Canadians Habs (Habitants) de Montréal (d'où le CH sur les maillots) laissé sur la glace après avoir heurté un montant dans sa course.

J'en oublierai presque de dire que les Canucks se sont finalement pris 4-1 par les derniers, suivi d'un 2-0 à Edmonton quelques jours plus tard. En espérant qu'ils feront mieux pour les play-offs. C'est l'occasion d'expliciter ce concept qui est si populaire ici, et si flou en France. A la fin de la saison régulière, les 32 équipes sont classées dans les deux Conférences, Est et Ouest, de 16 équipes chacune. Seules les 8 premières sont qualifiés pour ces fameux play-offs, équivalent de coupe ou tournoi. La 1ère équipe joue contre la 8ème, la 2ème contre la 7ème, la 3ème contre la 6ème et la 4ème contre la 5ème. Le succès s'obtient en 4 victoires, donc la victoire se joue entre 4 et 7 matchs. Puis le plus fort restant encontre le plus faible restant, jusqu'à la finale de Conférence, puis la finale oppose les vainqueurs de chaque Conférence pour soulever la sacro-sainte Stanley Cup !

La fine équipe : Léo, moi et Benoît
Dimanche, c'est déjà fini ! Je prends avec Benoît prend le chemin de l'aéroport et je l'aide à transporter son vélo, qui prend de la place l'air de rien. A l'enregistrement, il montre son premier passeport, sans le visa chinois, et l'hôtesse le cherche en vain. Il sort alors son deuxième passeport (et oui, c'est possible), dans lequel réside le précieux sésame. Le vélo disparaît sur le tapis roulant, et on profite des derniers instants pour prendre un café au Starbucks et immortaliser le départ devant un ours bien canadien. C'est avec un pincement au coeur et une certaine nostalgie que je le vois passer le portique de sécurité. Parfois, la tête dans le guidon, la routine s'installe, mais dans des moments comme celui là tout prend une autre dimension. Je vois à côté un homme et une femme qui se séparent, d'anciens amis, un baiser est rapidement échangé et c'est la séparation. Je me souviens alors de l'introduction de Love Actually, qui conseille de se placer aux arrivés et de regarder toutes ces retrouvailles et ces moments de bonheur. Les départs, c'est un peu la même chose mais dans l'autre sens ... Je rentre seul et nostalgique chez moi, la tête dans les nuages, fatigué par cette semaine très complète, mon café à la main, avec quelque part la satisfaction de savoir que moi aussi je prendrais bientôt la route.

Tout sourire avant le départ !

En tout cas, j'en souhaite une très belle à Benoît, qui prenait pour la dernière fois l'avion avant de faire d'une traite Pékin-Moscou-Marseille !

Et pour en savoir plus sur son périple : http://tdm2010.jimdo.com/